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L’histoire du vin et de la vigne : des origines au début du 20ème siècle

Les origines

Commençons par quelques basiques --> La vigne est une liane du genre Vitis cultivée pour son fruit en grappes, le raisin. Le moût est le jus qui découle du raisin, qui une fois fermenté, devient du vin.

La vigne fait partie des plantes les plus anciennes sur terre. On a même retrouvé des traces de son existence dans plusieurs régions du monde avant même l’apparition de l’homme !

Selon de nombreux spécialistes, la vigne telle que nous la connaissons aurait ses origines en Asie Mineure (Arménie) ; les habitants de cette région auraient été les premiers amateurs de vin.

En effet, une unité complète de vinification (pressoir, cuve en argile, pépins et sarments) a été découverte dans une caverne en Arménie en 6 100 avant J-C.

La vigne s’est développée très rapidement après son apparition grâce à l’intervention de l’homme. On la retrouve en Egypte plus de 2 000 ans avant J-C. La culture est transmise aux grecs qui à leur tour l’enseignent aux romains qui transmettent leur savoir aux gaulois.


La vigne en Gaule

Les Phocéens ont ainsi transmis l’art de cultiver la vigne et particulièrement la taille lorsqu’ils débarquèrent en Provence, six siècles avant J-C.

Amateurs de vin, de sa qualité et des protocoles d’élaborations, les Romains prirent la relève qu’au 1er siècle avant J-C.

Nos ancêtres les gaulois étaient aussi de bons cultivateurs ! La viticulture se développa donc rapidement. Les tonneaux vurent le jour, remplacant les jarres de terre cuite pour la conservation et le transport du vin. Mais l’empereur Domitien fit arracher la moitié des vignobles gaulois en 92 afin de favoriser la viticulture italienne.

Ce n’est qu’en 276 avec l’empereur Probus que le développement de la culture de la vigne fut à nouveau encouragé. L’accroissement du vignoble français date donc réellement de cette époque. Il gagne alors les parties septentrionales, pour atteindre au 3ème siècle la vallée de la Loire et le siècle d’après, l’ensemble du territoire.


La vigne au moyen-âge

L’Eglise favorise l’extension de la vigne par la création d’importants domaines viticoles rattachés aux abbayes. Il faut dire que l’utilisation du vin pendant la messe a aussi contribué à ce développement. Ce sont les moines eux-mêmes qui cultivent les vignes, tout comme les cisterciens qui se sont consacrés avec les bénédictins à leurs vignobles pour étudier avec rigueur l’élaboration du vin.

Pendant toute la période du Moyen Âge, la France exporte beaucoup de vins notamment en Angleterre et dans les pays nordiques à travers le développement des ports, comme celui de Bordeaux notamment.

Au 16ème siècle, la Hollande qui est alors la première puissance maritime d’Europe, favorise une viticulture de masse en créant des vins de coupage (mélange de vins de plusieurs provenances) mais de qualité médiocre.

C’est à cette époque-là, que la viticulture s’empare du monde avec l’introduction de celle-ci par les Espagnols en Amérique du Sud et par les Hollandais en Afrique du Sud.


L’âge d’or

Au 18ème siècle de nombreux progrès sont effectués avec la généralisation de la bouteille et l'amélioration de la conservation en barriques.

Un siècle plus tard, les travaux de recherche de Louis Pasteur ont notamment permis de mieux maîtriser les problèmes liés à la fermentation alcoolique. Ses travaux sont encore à la base de l’oenologie moderne.


La crise du phylloxéra et ses conséquences

Cependant, l’évènement le plus frappant de l’histoire récente de la vigne en France est l’invasion du phylloxéra en 1864.

Ce puceron ennemi numéro un de la vigne, fut introduit accidentellement en France où il en détruisit 1,5 millions d’hectares.

Cet insecte passe d’un cep à l’autre en creusant des galeries, s’attaquant même directement aux racines.

Après des années de recherches et des essais infructueux, une solution fut enfin trouvée grâce à la vigne américaine qui résistait particulièrement bien au phylloxéra.

Néanmoins, cette catastrophe a fortement modifié le vignoble français puisque certaines vignes n’ont jamais été replantées et d’autres que partiellement.

La pénurie de vin qui s’en suit encourage la fraude et la fabrication de vins frelatés. Au point culminant de cette crise en 1907 eu lieu la révolte des vignerons du Languedoc.

Après avoir créé la répression des fraudes, on règlemente les limites géographiques de production des vignobles de qualité.

La notion d’appellation d’origine est complétée par la qualité du produit et ses conditions de production, ce qui amène la création de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine), toujours en vigueur aujourd’hui.


Un prochain article vous emmenera sur les traces de la vigne et du vin dans une époque plus contemporaine. Vous pourrez suivre toutes les évolutions du vin, du 20ème siècle à nos jours.

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